AndyBeatz

Mike Andy Cajuste

Ambassadeur

Les beat makers et les chanteurs pullulent en Haïti. Mais rares sont ceux qui se démarquent du lot. Rares sont ceux qui sont comme AndyBeatz. Il n’a que 20 ans et son talent ne se mesure du tout pas à son jeune âge. Les mordus de rabòday le jureront d’ailleurs, sur la tête de leurs soirées bien arrosées, où les refrains entraînants du célèbre compositeur les ont conduits à boire le plaisir jusqu’à sa lie. Ils seront aptes à crier à l’unisson : "AndyBeatZ pete chawaaaa !!!". Âme bien-née, AndyBeatz n’a pas attendu le nombre des années pour prouver sa valeur. Beat maker, chanteur et compositeur, Andy Mike Cajuste s’incruste déjà dans la cour des grands, malgré ses 20 ans. Le talent n’a pas d’âge, il l’a toujours su. Son père qui, dès ses 11 ans, lui procurait les matériels adéquats pour commencer à se familiariser et maitriser les logiciels, le savait aussi. « Mes parents m’ont toujours encouragé sur cette voie. Tout comme les autres personnes de mon entourage dont Evans Joseph, Jean Max Cajuste et Alexis Ecclesiaste. Ils m’ont toujours soutenu, depuis le début », raconte le natif de Pétion-Ville. Sur la route de son succès, il ne souhaite oublier personne. Ce mardi matin, quiconque aurait entendu l’ancien élève de l’école Frère Hervé ne se douterait qu’il a la magie au bout des doigts. La magie de vous arracher des déhanchements sans fin et de chanter à tue-tête. Au téléphone, sa voix un peu traînante par moments résonne encore comme celle d’un enfant. Loin de son ordinateur, de la scène ou de ses logiciels de beatmaking, on le dirait timide tel un écolier. Rien à voir avec l’artiste fougueux et énergique qui amusait les internautes depuis leur écran, lors de sa performance en live sur les réseaux sociaux le 5 juin dernier. Rien à voir avec AndyBeatZ, le faiseur de sons autodidacte qui dit marquer la différence grâce à son désir inaltérable d’innovation. « Je pense que mon originalité découle de ma façon de produire. Je creuse davantage. Je tente des choses que d’autres n’ont jamais osé tenter. Comme mélanger ma culture à celles d’autres pays. De fait, chacune de mes musiques vous amène vers un pays avec une culture tout aussi différente. Par exemple, dans un pays des Antilles, en République dominicaine, au Brésil », explique-t-il. L’étudiant du Centre d’études diplomatiques et internationales précise qu’il aligne également sa musique aux tendances musicales de l’international, le house music, par exemple. « Mon timbre vocal joue aussi en ma faveur », signale-t-il, avec une voix teintée d’humilité. De sa première chanson (meringue carnavalesque gagnante du concours PleziKanaval Timoun) produite officiellement en 2017, AndyBeatZ fait aujourd’hui du « rabòday » son cheval de bataille. Il ne se limite pas à produire des beats sur ce rythme considéré comme la dernière version locale des musiques urbaines en Haïti. Il passe de temps en temps au-devant de la scène en composant aussi des morceaux qu’il interprète lui-même, tels que « Voye », « Ban m pase », « Peyi kraze », « Kè m bat », « Alpha & Omega », entre autres. S’adonner au « rabòday » répond, selon lui, à une demande du marché et à son but d’épurer cette tendance musicale, souvent mal vue chez nous en raison des propos vulgaires, phallocrates ou dénigrants pour la femme haïtienne. « Le public aime le ‘’rabòday’’ et c’est ce qu’il réclame de moi. Je veux changer cette perception qui l’associe majoritairement à la vulgarité. Je suis donc avec mes productions dans un processus de nettoyage qui sera favorable pour les autres artistes évoluant dans cette catégorie et pour moi y compris. Je me propose de la rendre davantage commerciale et vendable », avance-t-il. Le natif de la Vierge a dans cette mesure déjà travaillé avec plusieurs artistes de l’industrie musicale haïtienne, dont Medjy Toussaint, Trouble Boy, Steves J. Bryan, Baky, Kenny, entre autres. Vie étudiante et vie d’artistes, le passionné des séries télévisées (épopées, intrigues, mystères) dit être en mesure de concilier les deux. Il se servira de ses études en marketing, management et relations publiques pour mieux gérer sa carrière artistique et conquérir son rêve, à l’instar de tous ses confrères haïtiens, conquérir le marché international. « Mes études m’aideront pour la musique, mais je les considère aussi comme une autre porte de sortie. Juste au cas où », avoue le fan des Grenadiers, du FC Barcelone et de la sélection brésilienne de football. AndyBeatZ invite tous les jeunes souhaitant intégrer l’industrie musicale haïtienne à œuvrer dans cet objectif. « Tout en sachant que cette industrie ne fait pas de cadeaux, qu’il ne faut compter sur personne pour vous conduire au succès, sinon sur vous-même. Manche ponyèt ou, jouke pantalon w, epi mache pran siksè w », conseille-t-il.

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